La lettre Comb Lab : Bilan 2025

Fin d’année rime ordinairement avec bilan. Parmi les actions qui balisèrent l’exercice 2025 de Comb Lab, mentionnons les plus saillantes :

- Nous avons participé au Forum alimentaire des Combrailles et au Festival des possibles. Nos présences à ces deux événements nous permirent d’entretenir les relations avec les élus du territoire et les représentants d’organismes institutionnels. Cependant, ces manifestations n’ont généré aucun nouveau contact. Cela occasionne une réflexion d’ordre tactique : maintenir ce mode de témoignage de l’inscription de Comb Lab dans le territoire ou tirerions-nous avantage à substituer d’autres actions à ces participations ?
- Un point mérite attention. Le festival alimentaire fut judicieusement précédé de six avant-premières dont quatre visites de fermes. Occasions privilégiées d’approcher un peu plus la diversité des élevages et donc des savoir-faire qui s’y rapportent.

- Ainsi que nos lettres s’en firent l’écho, Comb Lab a pris sa part dans la continuation de la construction de la sécurité sociale de l’alimentation Puy-de-Dôme SSA63. Nous sommes d’ores et déjà très engagés dans la préparation de la prochaine assemblée décentralisée de la SSA63 qui se tiendra en février 2026 à Pontaumur. Nous espérons y voir naître des initiatives micro-locales de solidarité alimentaire.
- Tout au long de l’année nous avons activement participé à l’Atelier d’analyse des besoins sociaux déployé à l’échelle de la Communauté de communes Pays de Saint-Éloy les Mines. L’élaboration d’un diagnostic des besoins et de la cartographie des services existants permit d’établir des propositions d’actions ciblées dont la prochaine mandature pourra s’emparer.
En marge de cet atelier, joignant le geste à la parole, Comb Lab a participé à la patate solidaire. Concrètement, la comcom nous a livré des semences de pommes de terre dont l’intégralité de la récolte – quasi 100 kg produits au siège de Comb Lab – a été livrée à l’antenne du Secours populaire de Saint-Éloy.

- Citons notre – modeste – contribution, aux côtés de notre partenaire, le Centre d’innovation social Clermont Auvergne (CISCA), à l’organisation de la journée filière bois du 25 octobre. Occasion de réfléchir aux enjeux économiques de ce secteur dans le territoire ; secteur pris en tenaille entre d’une part la concentration des entreprises de sciage occasionnant la disparition des petites scieries et, d’autre part, les effets du changement climatique sur la sylviculture.
- A l’occasion de la révision du schéma de cohérence territoriale portant sur l’ensemble des trois communautés de communes des Combrailles et porté par le Syndicat mixte d’aménagement et de développement des Combrailles (SMADC), Comb Lab a produit, durant l’été, une note de réflexion prospective. Cette vingtaine de pages n’a, pour l’instant, pas suscité le moindre retour de la part des destinataires, nous poursuivrons en 2026 ce travail de fond.

- En cette fin d’année, nous achevons la recherche action participative que nous menons avec le CISCA sur le territoire. Dans ce cadre, nous déployons un programme de jeux sérieux avec les habitants et acteurs du territoire. Les jeux sérieux sont des jeux de société sans points, ni gagnants, ni perdants. Seule la coopération des joueurs présents autour du tapis de jeu permet d’élargir un champ de connaissances particulier, de confronter des représentations et de construire des compromis sur des enjeux d’importance débouchant sur des actions locales et concrètes. L’Institut national de la recherche pour l’agronomie, l’alimentation et l’environnement (INRAE) mène une recherche pour établir si les jeux sérieux déclenchent, ou pas, des changements de comportements. Comb Lab, en association avec le CISCA, a la chance d’être un des ‘’agents de terrain’’ de cette recherche de l’INRAE, ce qui enrichit notre propre recherche sur les Combrailles.
- L’élaboration de ce bilan de fin d’année révèle qu’une partie plus significative que nous le pensions de nos actions, est en phase avec le cycle des élections locales. Eu égard aux incertitudes liées à la configuration des prochains exécutifs locaux, nous nous interrogeons quant à la suite à donner aux actions de Comb Lab.
- Enfin, jetons un premier pont vers 2026 : notre lettre passera dès janvier de mensuelle à trimestrielle. Ce changement s’inscrit dans une réflexion plus globale portant sur l’évolution de notre communication. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Il ressort de ce bilan que la question alimentaire occupe une place notoire dans notre agenda. Nous postulons en effet que les Combrailles, comme beaucoup d’autres territoires, risque de peiner à maintenir la sécurité alimentaire des habitants dans les prochaines années. La poursuite de la paupérisation, la spécialisation agricole des territoires et les effets du changement climatique projettent une ombre sur ce secteur. Il est heureux de constater que nombre d’acteurs de la société civile se mobilisent efficacement bien qu’à bas bruit pour atténuer les risques encourus.
Comb Lab souhaite amplifier son action sur le territoire des Combrailles. Cette amplification nécessite plus de compétences. Si notre action correspond à vos aspirations et que vous souhaitez agir, nous vous accueillerons avec plaisir au sein de Comb Lab.
Pour être contacté cliquez ici.
Par-delà les tourments du monde, Comb Lab souhaite à chacune et chacun une fin d’année aussi douce et agréable que possible.

Extrait publication: « Comb Lab a produit, durant l’été, une note de réflexion prospective. Cette vingtaine de pages n’a, pour l’instant, pas suscité le moindre retour de la part des destinataires »
Réponse: Il est vrai qu’à ce jour, le seul retour a été oral pour remercier de ce précieux travail de grande qualité, mais aussi ouvrir quelques perspectives pour les suites à donner. Actuellement le PAS est en consultation publique dans les 99 communes du territoire. Les observations, les contributions et les questionnements de l’ensemble des acteurs des Combrailles (personnes publiques, morales ou privées) ne peuvent pas être traitées individuellements, bien au contraire, il y a besoin d’un travail d’analyse et de transcription. D’ailleurs, sur cette période consultative, les élu-es sont en pause (uniquement sur ce dossier je vous rassure) pour attendre ces retours et soumettre à l’assemblée un PAS incluant les améliorations issues de ces consultations. Un scot se construit généralement sur 4 ou 5 ans, nous essayons de le construire sur 3 ou 4. Merci de votre patience de votre compréhension et surtout de votre enrichissante contribution.
Bien chaleureusement
Gérard